des enfants dans le ciel,
la saison d'interrompre le poème.
Mon pain quotidien rond comme quelques
vers,
où je verrais battre le coeur du regard du monde.
La nuit entend sa propre force, prépare le mort à se fuir,
rapproche les voix qui nous entourent.
Un deuil lent comprend des mers somnanbules
d'avenir.

Je me suis suicidé
à déjà trois reprises
mais la première fois
j'avais oublié la corde,
la deuxième fois
il manquait la poutre.
A l'ultime tentative
mon corps était absent
parti pour la journée
comme pour un pique-nique
au bord de la rivière
sans laisser un mots sur la table
à l'attention de la camarade camarade.
J'aime beaucoup ce poème car en ressortent différents sentiments totalement
différents tels que la paix : "pique-nique", "rivière" mais aussi de la tristesse : "suicidé". C'est un poème fascinant.
Le noir silence protège
nos suspendus labyrinthes de givre.
*

Poème original :
Le temps des voyages
me vole des heures d'éveil
dans les paysages d'arbres,
d'isthmes et de nuages bleus
au gré de ma fenêtre.
Poème réécrit :
Le temps des amours
me vole des heures de sommeil
dans des paysages de vent,
de mots et de promesses glacées
au gré de tes lèvres.
" Si apparaît sur mon sous-main une fourmi,
elle dépose la première lettre d'un poème.
Où je naviguerai toute la semaine. "
^^
On n'est pas jeune
quand on a dix-sept ans.
On se sent étranger
à son propre avenir,
et dépossédé déjà
de son premier amour en devenir.
On se sent en complicité
seulement avec la mort
que l'on imagine rebelle.
avec elle on parle en homme
on rit, on chahute, plastronne
on affiche des poses équivoques.
On lui accorde sa confiance
comme à tout ce qui ne se réalisera pas,
et dans son dos on lui pince les ailes.
On n'est pas jeune
quand on a dix-sept ans.
A quel âge alors ?
Trop tôt aux appétits de l'aurore,
trop tard aux larmes du soir
et tout à midi nous paraît accompli.

pix par Marie L.M.
J’aime beaucoup ce poème car il en ressort un sentiment que la plupart des adolescents ont dû ressentir, notamment par rapport à la mort.
Poème original :
Il existerait des pays
au-delà de nos collines,
au-delà de nos îles,
et même au fond du ciel.
Ils porteraient des noms
appris jadis
dans les dictionnaires
dans les coeurs des voyageurs.
Poème réécrit :
Il existerait des pays,
Au delà des nos colorées collines,
Au delà même de nos envies,
En traversant la ligne fine.
Ils porteraient ces noms,
Appris sous la pluie jadis,
Dans les livres de raison,
Dans le coeur des amis.
Un mot sauvage dessine la douceur solitaire du paradis.

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