Mardi 9 juin 2009
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" Tu
n'en es qu'à l'éveil,
ce qui égare n'a pas encore de nom. "
Lundi 8 juin 2009
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10:58
_ Grandir, décevoir, inquiètude, avenir, mirage.
Dimanche 7 juin 2009
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12:00
" L'aube,
le sais-tu, met une vie entière à se lever.
Trop de petits soleils te tromperaient,
salves successives de l'imposture,
contrefaçons hâtives de l'enchantement. "
" J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries
regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levais un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un
mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
Arthur Rimbaud, Illuminations (1886)
_ En lisant le poème de P. Castex-Menier, j'ai eu en mémoire Aube de Arthur Rimbaud.
La liaison entre ces deux poèmes me semble évidente, le poème de P. Castex-Menier semble répondre à celui d'Arthur Rimbaud.
Dimanche 7 juin 2009
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Pourquoi avoir choisi d'aborder le théme
de l'adolescence ?
Samedi 6 juin 2009
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" Tes
Cachettes sont simples,
tes ruses prévisibles;
nous en avons pourtant perdu le jeu.
Règles faussées depuis le temps,
à compter tes pas sans regarder,
à serrer le foulard sur les yeux
de l'inquiétude. "
Vendredi 5 juin 2009
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19:00
" Tu
te croirais heureuse,
ce ne serait qu'une sorte de flottaison.
Inquiète-toi pourtant
de l'aise du bouchon sur l'eau dormante,
même loin encore de la rumeur des chutes.
Tu
pourras alors, en souveraines,
mener ta barque,
et l'aventure sera belle.
Derrière toi le port d'attache,
où nous n'aurons été que les passeurs
de l'origine. "
_ On note ici la présence du champ lexical de l'univers marin.
Jeudi 4 juin 2009
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20:00
Sans t'arrêter tu te croirais heureuse, à peine blessé, mais à répétition.
Tu n'en est que à l'éveil.
Mercredi 3 juin 2009
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" Tu ne sais pas que l'on vit aussi
de la splendeur du manque, et que le bonheur n'est jamais que du bonheur. "
Lundi 1 juin 2009
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02:02
la poésie de Patricia Castex Menier
c'est grandir comme le recueil.
mais faut savoir aussi retomber en enfance
( vous excuserez la photo ^^ )
Dimanche 31 mai 2009
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20:33
Tu
rentrerais par la fenêtre,
ébouriffée d'orages
Samedi 30 mai 2009
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18:26
D'où viennent tes métamorphoses,
sinon de la couleur du temps ?
tu convoques les miroirs
et changes de chemise
aussi souvent
qu'un nuage glisse sur ton front
( page 60 )
D'où viennent tes boutons,
sinon de la couleur de l'adolescence ?
tu convoque les miroirs
et change de crèmes
aussi souvent
qu'un baiser glisse sur ton front
Samedi 30 mai 2009
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16:15
...
Ailleurs
Explosion
Jeunesse
Réalité
Révolte
...
Vendredi 29 mai 2009
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14:04
Rimmel
et mascara
tes
yeux tout d'un coup sont de pierre,
comme si ta beauté devait marquer
son territoire.
Ta dureté t'ampute d'horizon
Visage sur la défensive,
tout empêtré pourtant dans le filet
des artifices :
ignores-tu que les statues,
une proie si facile qu'encercle
avec méthode
le mensonge des miroirs,
même ailées, restent sur terre ?

Vendredi 29 mai 2009
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derrière les pleurs
les yeux à peine ouverts
les accros de ton âme.
Jeudi 28 mai 2009
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18:33
... la besace des rêves tient dans le poing toujours serré ...
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