lui,qui avait tout (??) vu.
et Nous?
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La miseria di una stanza a Londra,
le fumerie di Soho:
già grande si buttava via.
E sua madre nel fienile e nel ricordo:
vecchia, scassata borghesia.
Ribaltare le parole, invertire il senso
fino allo sputo,
cercando un'altra poesia.
E Verlaine che gli sparava e gli gridava:
"Non lasciarmi, no,
non lasciarmi, vita mia..."
E nave porca, nave vai
la gamba mi fa male, dài
le luci di Marsiglia non arrivan mai.
"Un hydrolat lacrymal lave
Les cieux vert-chou, les cieux vert-chou:
Sous l'arbre tendronnier qui bave,
vos caoutchoucs"...
Portoghesi, inglesi e tanti altri uccelli di rapina
scelse per compagnia.
Quella voglia di annientarsi e di non darsi,
e basta, basta poesia.
E volersi fare male al punto di finire, lui,
mercante d'armi
fra l'Egitto e la follia.
E una negra grande come un ospedale
da aspettare
e poi la gamba e l'agonia.
E nave porca, nave vai,
ho freddo e manca poco, dài,
le luci di Marsiglia non arrivan mai.
Ho visto tutto e cosa so?
Ho rinunciato, ho detto "no",
ricordo a malapena quale nome ho:
Arthur Rimbaud, Arthur Rimbaud,
Arthur Rimbaud...
Giosuè Carducci
Demain, dès l’aube…
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées.
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, ville près du Havre
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx (1) vert et de bruyère (2) en fleur.
1. arbre à fueilles bordées de piquants, à petites baies rouge vif
2. plante des landes à fleurs variant du blanc au pourpre


LE JARDIN
Des milliers et des milliers d'années
Ne sauraient suffire
Pour dire
La petite seconde d'éternité
Où tu m'as embrassé
Où je t'ai embrassée
Un matin dans la lumière de l'hiver
Au parc Montsouris à Paris
À Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre.
Vent nocturne
Sur la mer maritime se perdent les perdus
Les morts meurent en chassant
des chasseurs dansent en rond une ronde
Dieux divins! Hommes humains!
De mes doigts digitaux je déchire une cervelle
cérébrale.
Quelle angoissante angoisse!
Mais les maîtresses maîtrisées ont des cheveux chevelus
Cieux célestes
terre terrestre
Mais où est la terre céleste?
Robert Desnos
JE VOUDRAIS PAS CREVER
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si, si, si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a aussi
Tout ce que je connais
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci, que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus, faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
Àvoir et à entendre
Tant de temps à attendre
À chercher dans le noir
Et moi, je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche
Je voudrais pas crever
Non, monsieur; non, madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...
BORIS VIAN
Jean-Louis Trintignant
L'Amour et le Crâne
===================
Vieux cul-de-lampe
L'Amour est assis sur le crâne
De l'Humanité,
Et sur ce trône le profane,
Au rire effronté,
Souffle gaiement des bulles rondes
Qui montent dans l'air,
Comme pour rejoindre les mondes
Au fond de l'éther.
Le globe lumineux et frêle
Prend un grand essor,
Crève et crache son âme grêle
Comme un songe d'or.
J'entends le crâne à chaque bulle
Prier et gémir: - "Ce jeu féroce et ridicule,
Quand doit-il finir?
Car ce que ta bouche cruelle
Eparpille en l'air,
Monstre assassin, c'est ma cervelle,
Mon sang et ma chair!"
CONTRACTION
L'Amour et le Crâne
===================
Vieux cul-de-lampe
L'Amour est assis sur le crâne
De l'Humanité,
Et sur ce trône le profane,
Au rire effronté,
Souffle gaiement des bulles rondes
Qui montent dans l'air,
Comme pour rejoindre les mondes
Au fond de l'éther.
Le globe lumineux et frêle
Prend un grand essor,
Crève et crache son âme grêle
Comme un songe d'or
J'entends le crâne à chaque bulle
Prier et gémir:
- "Ce jeu féroce et ridicule,
Quand doit-il finir?
Car ce que ta bouche cruelle
Eparpille en l'air,
Monstre assassin,c'est ma cervelle,
Mon sang et ma chair!"
ASSOCIATION
"Et sur ce TRONE le profane":
Nous fait
penser que L'amour est quelque chose,
un sentiment supérieur..
"Le globe creve et crache son ame grele"
Pour nous "l'ame grele" c'est l'homme et peu représenter
la souffrance!
"J'entends le crane a chaque bulle"
la "bulle" peu etre un pensée,une idée
"Des bulles rondes qui montent dans l'air"
Quelquefois l'amour peu faire du mal
INSERTION
L'Amour et le Crâne
===================
Vieux cul-de-lampe
L'Amour est assis sur le crâne
De l'Humanité,
Et sur ce trône le profane,
Au rire effronté,
L'homme ne peut pas s'opposer à l'Amour
parce que il est trop fort
et l homme est son esclave.
Souffle gaiement des bulles rondes
Qui montent dans l'air,
Comme pour rejoindre les mondes
Au fond de l'éther.
incorruptible,infini et
parfait .
Le globe lumineux et frêle
Prend un grand essor,
Crève et crache son âme grêle
Comme un songe d'or.
L' homme se refuge dans des songes irréalisables
J'entends le crâne à chaque bulle
Prier et gémir: - "Ce jeu féroce et ridicule,
Quand doit-il finir?
Car ce que ta bouche cruelle
Eparpille en l'air, Monstre assassin, c'est ma cervelle,
Mon sang et ma chair!"
FULGURATION
Maintenant des phrases heureux..
"Creve et crache son ame grele comme un songe d'or."
" Ce jeu féroce et ridicule Quand doit-il finir?"
"monstre assassin.c'est ma cervelle,mon sang et ma chair!"
debbychiaragiulia
par i-voix
Nous et notre soi disant romantisme
Nous et nos idées non préconcues
Nous t'invitons à notre table , tu y seras cordialement reçu .
Invictus
Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.
Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.
En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrais pas la peur.
Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.
William Henley
Ce poème est l'un de mes préférés. il a été écrit par William Henley, un poète américain, sur son lit d'hopitâl alors que celui ci venait de se faire amputer du pied. Le titre Latin "Invictus", qui signifie "invinscible" montre en quelque sorte la détermination de l'auteur même dans les moments les plus difficiles de son existence. Il m'a marqué dès la première fois que je l'ai lu et je trouve que ces vers dégagent une certaine noblesse.
Baudelaire : Spleen : quand le ciel bas et lourd... |
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Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Et se cognant la tête à des plafonds pourris ; Quand la pluie étalant ses immenses traînées D'une vaste prison imite les barreaux, Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux, Des cloches tout à coup sautent avec furie Et lancent vers le ciel un affreux hurlement, Ainsi que des esprits errants et sans patrie Qui se mettent à geindre opiniâtrement. - Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal |
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