Romans

Lundi 9 novembre 2009

 

 

 


Le 22e prix Goncourt des lycéens a été décerné ce lundi 9 novembre 2009  à Jean-Michel Guenassia pour son roman Le club des incorrigibles optimistes (Albin Michel).


Le jury a élu ce premier roman au premier tour de scrutin, en présence de l'académicienne Françoise Chandernagor. Cinq auteurs étaient encore en lice après une première sélection effectuée par les délégations régionales de lycéens : David Foenkinos, Yannick Haenel, Véronique Ovaldé, Delphine De Vigan et Jean-Michel Guenassia, qui a été choisi par les 13 lycéens membres du jury de ce Goncourt des lycéens 2009.


L'annonce du prix s'est faite depuis le centre culturel les Champs Libres, à Rennes.


 

Source image

 

 

Le club des incorrigibles optimistes est le premier roman d'un presque débutant de 60 ans (il a publié un roman policier en 1986) : il s'agit d'une fresque historique dont l'action se situe dans les années 50-60, autour d'émigrés originaires d'Europe de l'est, réfugiés politiques à Paris.

 


Voici quelques jugements critiques de lycéens de Pontivy :

Constance :


          J'ai commencé par le plus gros en me disant que se serait le plus long à lire (logique : la durée dépendant de la longueur, les livres les plus épais sont aussi les plus longs à lire). Mais non. La lecture ne répond pas aux règles mathématiques les plus simples, et c'est un vrai bonheur. Le club des incorrigibles optimistes présente une telle facilité de lecture (la narration est simple puisque le narrateur est un jeune lycéen), d'identification (toujours grâce à notre jeune narrateur) et d'aussi authentiques histoires que nous n'avons jamais envie de nous arrêter (ce qui explique que je l'ai lu en deux jours et demi). D'ailleurs, si j'ai fait des pauses à un moment ou à un autre, ce n'était que pour répondre à des besoins vitaux (manger, dormir, faire la fête...). La nuit dernière, par exemple, je me suis endormie lumière allumée et lunettes sur le nez à 3h du matin, le livre posé à côté de moi.
           Un avis personnel ? Je ne sais pas trop quoi dire. Peut-être un conseil : à lire absolument et au plus vite. Vraiment, c'est un livre formidable, impossible à lacher. Bon, je vais en faire un résumé, ça sera plus simple.
           Nous sommes au début des années 60. Au milieu de la guerre froide et de la guerre d'Algérie : en France. Un jeune lycéen nous raconte sa rencontre avec une flopée de personnages : les amis de son grand-frère, d'abord, puis un groupe étrange de joueurs d'échecs : les incorrigibles optimistes. Ce sont des émigrés de l'Est, pour la plupart clandestins. Ils se retrouvent dans l'arrière-salle du Balto pour jouer aux échecs et surtout oublier le pays où ils ont tout laissé. Entre parties de baby-foot, petite amie, adieux aux amis qui partent pour l'Algérie, des bribes de leurs histoires se révèlent aux gré des conversations. Ces hommes qui veulent tout oublier ramènent avec eux remords et rancune contre d'autres...

Guillaume :

Un livre que j'ai trouvé excellent, très agréable à lire malgré son volume imposant. Avec le même enthousiasme que ci-dessus je recommande sa lecture à quiconque pourra le lire. Dans le cas contraire il passerait à coté d'un ouvrage superbe teinté d'amitié, de famille, d'amours et de drames.

Adrien :
J'ai trouvé géniale la façon dont le roman oscille entre les personnages, les lieux, les années et même les ambiances. Cela de façon trés naturelle. A aucun moment, on se sent tomber ou face à un mur. Tout est fluide et si rien d'exterieur ne pouvait interrompre sa lecture, il se lirait facilement d'une traite. Que les passages mentionnent l'adolescence de Michel, les rapports "politico-familiaux" ou les anecdotes sur la Guerre Froide, on passe souvent du sourire à la grimace. C'est aussi extraordinaire de se faufiler dans les coulisses de l'URSS et comprendre la vie des gens lors des purges, cela par une conversation aussi bien qu'une lettre de testament.  

Nolwenn :

L'histoire écrite avec des mots simples est très interessante car on nous parle ici de ce qui s'est passé en URSS avec quelques annecdotes sur la guerre d'Algérie, ce qui n'empêche pas la fluidité du roman.

Ewana :

Je ne sais par où commencer. Peut-être simplement par dire que ce livre est génial. La lecture est facile mais raconte plusieurs histoires tragiques, d'homme qui ont tout quitté pour survivre. Malgré l'horreur de ces histoires et ces vies bouleversées, on sourit à la lecture de ce livre (ou tout l'inverse parfois); ces vieux "cocos" restent des optimistes , d'incorrigibles optimistes qui continuent de vivre pleinement leurs vies. Peut-être que la morale de ce livre se veut optimiste car la vie est parfois injuste et triste mais il faut continuer de la vivre et d'en profitet tant qu'on est vivant ...

Eurielle :

Alors là c'est du lourd j'ai envie de dire! Ce livre est magique! J'ai été absorbé dedans ce n'est pas possible... Aah je n'arrive pas à m'exprimer! Il est excellent! J'ai aimé ces personnages, leurs histoires, toutes leurs histoires! Je me suis attaché à ces personnages, surtout Michel évidemment dans lequel je pense que nous pouvons tous un peu nous retrouver, non? J'ai beaucoup ri, crié, devenue folle... de ce livre. Il est riche! Il y a tant d'histoires! Maintenant, on ne peut qu'être optimiste, n'est ce pas? hahahaha!




Interview de Jean-Michel Guenassia sur son roman, Le Club des Incorrigibles Optimistes
Par i-voix
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Samedi 7 novembre 2009
Le prix Goncourt 2009 a été décerné

lundi 2 novembre à Marie NDiaye.

Le prix Goncourt des Lycéens 2009

sera décerné lundi 9 novembre à Rennes...


Présentation de la sélection 2009




A découvrir :






Le réseau Facebook du Goncourt des Lycéens :





Le blog des 1ères ES du Lycée Paul Sérusier à Carhaix
qui participent au Goncourt des Lycéens 2009 :





Le blog des 1ères L du Lycée Joseph Loth à Pontivy
qui écrivent autour du Goncourt des Lycéens
et sur bien d'autres choses encore :





Un site consacré à des romans ayant obtenu le Goncourt des Lycéens :
on y trouvera de nombreuses créations de lycéens de l'Iroise,
dont plusieurs sont des auteurs d'i-voix :







Des montages vidéos de couvertures et de lectures
réalisées l'an passé par lycéens de l'Iroise
dont plusieurs font désormais partie des voix de notre blog :



Cliquez sur les images pour accéder aux sites


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Mardi 3 novembre 2009
Les 1ères L 2004-2005 du Lycée de l'Iroise - Jury du Goncourt des Lycéens

Le Prix Goncourt des Lycéens a été créé en 1988 par la Fnac et le Rectorat de l'Académie de Rennes  avec l'accord bienveillant de l'Académie Goncourt, pour donner aux jeunes l'envie de lire et d'échanger autour des livres. Au fil des années, il a acquis le prestige d'un véritable prix littéraire et figure désormais dans la cour des grands prix d'automne.

Le jury du Prix Goncourt des Lycéens se compose de quelques 2.000 lycéens venant d'une cinquantaine de lycées français ou étrangers. À la rentrée, les professeurs de lettres leur donnent à lire la douzaine de romans de la première sélection officielle publiée par l'Académie Goncourt. Les ouvrages sont débattus en classe pendant deux mois et des rencontres sont organisées avec les auteurs. À l'issue de ces discussions, un scrutin a lieu, puis un jury de délégués régionaux se réunit à Rennes vers la mi-novembre pour une délibération finale. En 2004, les Premières L du Lycée de l'Iroise avaient participé à ce prix et contribué au choix de Philippe Grimbert comme lauréat du Goncourt des Lycéens.


Les 1ères L 2004-2005 lors de la délibération au Lycée de l'Iroise

Voici les lauréats des dernières années  :

 

2004 : Philippe Grimbert Un secret 

 

 


  2005 : Sylvie Germain Magnus 

 

 


  2006 : Léonora Miano Contours du jour qui vient


 


  2007 : Philippe Claudel Le Rapport de Brodeck

 

 

 

  2008 : Catherine Cusset  Un brillant avenir



Voici la sélection 2009
.

Le prix Goncourt des Lycéens 2009

sera décerné à un des romans suivants

lundi 9 novembre à Rennes.

  • Edem Awumey «Les pieds sales», Seuil
  • Sorj Chalandon «La légende de nos pères», Grasset
  • Daniel Cordier «Alias Caracalla», Gallimard
  • David Foenkinos «La Délicatesse», Gallimard
  • Eric Fottorino «L’homme qui m’aimait tout bas», Gallimard
  • J-M. Guenassia «Le club des incorrigibles optimistes», Albin Michel
  • Yannick Haenel «Jan Karski», Gallimard
  • Justine Lévy «Mauvaise fille», Stock
  • Laurent Mauvignier «Des hommes», Minuit
  • Serge Mestre «La lumière et l’oubli», Denoël
  • Marie Ndiaye «Trois femmes puissantes», Gallimard
  • Véronique Ovaldé «Ce que je sais de Vera Candida», L’Olivier
  • Jean-Philippe Toussaint «La vérité sur Marie», Minuit
  • Delphine de Vigan «Les heures souterraines», JC Lattès



Aurélia et Benoit - 1ères L 2004-2005
avec Edmonde Charles-Roux , présidente du jury Goncourt

Malou et Erell - 1ères L 2004-2005
avec Eric Fottorino, directeur du quotidien Le Monde et auteur de Korsakov



Pauline - 1ères L 2004-2005
remettant le prix Goncourt des Lycéens 2004
à Philippe Grimbert, auteur d'Un secret
en présence d'Edmonde-Charles Roux et Jorge Semprun
 
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Lundi 2 novembre 2009
Le prix Goncourt est le plus important des prix littéraires français. Il a été créé par le testament de l'écrivain naturaliste Edmond de Goncourt en 1896 pour récompenser des romanciers d'expression française.  Ce prix annuel est décerné au début du mois de novembre, après trois présélections successives, en septembre et en novembre, parmi les romans publiés dans l'année en cours.





Le prix Goncourt 2009 vient d'être décerné ce lundi 2 novembre
 à la romancière MARIE NDIAYE
 pour son roman Trois femmes puissantes.



Marie NDiaye, née en 1967 dans le Loiret d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère française, a publié à 18 ans son premier roman, Quant au riche avenir (1985).

Remarquée par Jérôme Lindon des éditions de Minuit, elle abandonne ses études pour se consacrer à l'écriture et enchaîne depuis romans et recueils de nouvelles. Une vingtaine en 23 ans, parus pour l'essentiel chez Minuit puis chez Gallimard. Comédie classique (1988), La femme changée en bûche (1989), La sorcière (1996)...

Romancière atypique, tour à tour féministe, engagée, elle surprend par l'étrangeté de ses récits. Prix Femina en 2001 pour Rosie Carpe, elle entre en 2003 au répertoire de la Comédie-Française avec Papa doit manger.

Trois femmes puissantes regroupe trois récits dont les héroïnes résistent pour préserver leur dignité, entre la France et l'Afrique.

Source : Libération

 

 

 

 

 

"Les trois récits qui composent Trois Femmes puissantes se présentent comme autant de chapitres distincts, même s’ils ne sont pas sans liens, cousus d’une phrase très riche et brodés d’oiseaux. Norah, héroïne numéro 1, vient à Dakar à son corps défendant, convoquée par «celui dont l’affection a toujours été improbable», et qui la confond volontiers avec sa sœur si ça peut faire de la peine. Le père a quitté les siens et la France trente ans auparavant, en emmenant le plus jeune de ses trois enfants, Sony, 5 ans, durablement dévasté par l’amour qui lui est porté. «Ravage et déshonneur» : tout ce qui vient de la maison du père, homme «implacable, terrible», relève de l’abjection. Marie NDiaye est un as pour les sensations de peur, d’angoisse, de honte, d’humiliation."

Extrait de la critique du roman par Claire Devarrieux (Libération)





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Vendredi 12 juin 2009
« En chacun la voix du souffleur murmure en sourdine, incognito - voix apocryphe qui peut apporter des nouvelles insoupçonnées du monde, des autres et de soi-même, pour peu qu'on tende l'oreille.

Ecrire, c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.»

(Ouverture)



A découvrir en vidéo :
des montages de couvertures imaginaires et de lectures orales
du roman de Sylvie Germain
Magnus.





















pour parcourir un diaporama
autour du palimpseste
dans le roman Magnus de Sylvie Germain

avec des contributions de
Adriana, Lauriane, Emmanuel,
Marianne, Julie, Claire,
Marine, Lucie, Mathilde,
Julia, Barbara, Avril,
Charlotte, Youna, Nolwenn,
Marion, Margot, Corentin,
Claire, Caroline, Rachelle, Laura
...






Ce silence n'est ni pur ni paisible ,

une rumeur y chuchote tout bas

[ ... ]
un vent de voix ,
une polyphonie de souffles
.


link

[Cf  la fin du livre quand Magnus se retrouve avec frere jean dans la foret

et qu'il doit entendre le son d' une feuille qui tombe au sol ... Le silence . ]


(Vision de Laura)




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Mercredi 10 juin 2009
« Il ne fuit plus,
il part au-devant de son nom
qui toujours le précède »

(Fragment 29)














pour découvrir un diaporama
autour de la reconstruction
dans le roman Magnus de Sylvie Germain

avec des contributions de
Fanny, Juliette, Constance, Méline,
Logan, Charlotte, Youna, Denis,
Rachelle, Justine, Zoé, Louise,
Marianne, Sophie, Marie, Claire,
Marion, Boris, Julia, Paul,
Mathilde, Antoine, Schubert, Yannick,
Juan Rulfo, Lucie, Sandrine, Marine,
Jim Morrisson, Damien Rice, Morgane, Emmanuel,
Cécile, Avril, Dietrich Bonhoeffer, Fiona,
Laura, Saint-John Perse

...




Thésée et le Minotaure dans le Labyrinthe

 

 




"Ici commence l'histoire d'un homme qui ..."




Fulguration de Laura

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Mardi 9 juin 2009
A découvrir

un prolongement
du blog i-voix

le blog roman-contemporain






On y découvrira des productions diverses
d'élèves de plusieurs classes de Seconde du Lycée de l'Iroise,
des Premières Littéraires du projet i-voix,
d'autres lycéens de l'Académie de Rennes,
autour de romans ayant obtenu ces dernières années le prix Goncourt des Lycéens

comme Magnus de Sylvie Germain.

----------------------------

Par exemple, cet article de journal fictif :

"On a retrouvé Magnus !"


 

Le livre Magnus de Sylvie Germain nous raconte l'histoire de cet homme, Magnus, jusqu'aux années 80 environ. Mais ensuite, qu'est-il devenu ? Est-il toujours dans le Morvan? S'est-il perdu dans la solitude ?


 

Pour répondre à ces questions, mon équipe et moi même avons décidé de le trouver. Grâce aux nouvelles technologies, tout est bien plus simple ! Et apparemment même notre cher héros s'est équipé de ces nouveaux matériaux. Ainsi, en très peu de temps, nous avons pu prendre contact avec lui, grâce à Facebook ! Nous sommes, alors, partis à sa rencontre. Direction: Plougastel-Daoulas !

 

Il vit dans une petite maison près des côtes Bretonnes, c'est à cet endroit qu'il nous a chaleureusement invités.

 

Heureux de s'exprimer aux lecteurs, il raconte :

 

«  Pendant environ une année, j'ai tenté de prendre la place de frère Jean. Mais je voyais le temps passer, et la solitude me renfermait dans un monde qui n'était pas pour moi. Toute ma vie, j'ai pris goût au savoir et aux connaissances et je ne pouvais pas me permettre de mourir sans l'avoir partager. Il fallait que je donne un sens à ma vie. J'ai longtemps vécu avec la mort à ma poursuite. Cependant, si elle ne m'avait pas encore attrapé, je crois que c'était parce que je devais être utile à l'humanité. J'ai tout abandonné, pour mieux recommencer. Je me suis installé ici, par simple hasard. Et j'enseigne à tous ceux qui le souhaitent depuis plus de trente ans. Dans les écoles, j'offre mon savoir aux enfants, à ceux qui ne voient pas encore l'horreur de ce monde et la cruauté de l'être humain.  »


C'est sur ces mots qu'il a terminé son histoire. Cette rencontre nous a été très touchante, et les mots de cet homme d'une réelle sagesse nous ont paru bouleversants.

 

 

 

Romane et l'équipe de l'Ouest



 

 


 
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Vendredi 5 juin 2009

 

 

"Juste ce souffle montant avec lenteur, avec ampleur, des profondeurs du corps concentré à l'extrême non sur lui-même, mais sur l'oubli de soi - sur une excavation, un évidement de soi. Et ce souffle s'affine, il s'allège, il est doux et pénétrant comme le son d'un hautbois. Un soupir de lumière s'échappant de l'obscurité, un sourire vocal tintant discrètement dans l'air. une exhalaison de silence."



SYLVIE GERMAIN, Magnus, Folio Gallimard, p.254-257

 

 

 

 

 




pour accéder à un diaporama
autour d'un extrait du roman de Sylvie Germain
sur l'initiation de Magnus par Frère Jean

avec la participation de
Julia, Youna, Margot, Corentin,
Marion, la Bible, Giotto, Soulages,
J. Chevalier et A Gheerbrant, Célia Ricard,
Nolwenn, Klimt, Baudelaire,
José de Ribeira, Philippe de Champaigne,
Laura, Depeche Mode, Anaelle,
Méline, Fiona
...




Couverture imaginaire de Nolwenn



La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers.


 

CHARLES BAUDELAIRE

Correspondances – Les Fleurs du Mal  (1857)




La rencontre d'Elie et de Dieu 1ère partie



La rencontre d'Elie et de Dieu 2ème partie





La plénitude se serait suicidée dans une giboulée de rêve.





Depeche Mode - Enjoy the silence

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Mercredi 3 juin 2009



 

 

"Et il s'est endormi, la main échouée sur le sein de Peggy. Quand il s'est réveillé, tout écho s'était tu en lui, aucune pensée ne retenait ses gestes, son désir était libre. et son corps cette fois n'a pas failli à son désir."



SYLVIE GERMAIN, Magnus, Folio Gallimard, p.191-193

 

 

 

 

 




pour accéder à un diaporama
autour d'un extrait du roman de Sylvie Germain
sur la première nuit d'amour entre Magnus et Peggy

avec la participation de
Justine, Archimède, Claire, Logan, Verlaine...





PAUL VERLAINE
 Mon rêve familier






PALIMPSESTE



Par i-voix
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Mardi 2 juin 2009
« Une esquisse de portrait,
un récit en désordre,
ponctué de blancs, de trous,
scandé d'échos, et à la fin s'effrangeant. »

(Ouverture)














pour découvrir un diaporama
autour de la déconstruction
dans le roman Magnus de Sylvie Germain

avec des productions de
Lucie, Adriana, Emmanuel,
Rachelle, Logan, Claire,
Sandrine, Justine, Pauline,
Fanny, Baptiste, Julien,
Anaelle, Lisa, Florian,
Clara, Yu, Thibaut

...





Fragments enfantins.
Bonheur maquillé de noir ensanglanté.

"Une douceur qui pue la mort."
Mémoire incendiée.
Danser avec la mort.
L'inconnue maternelle.
May.
Des voix.
La polyphonie fantomèsque.
Recommencement mortuaire.

Article de Claire



Des milliers d'images,

un grand vide.

Il est inconnu à lui même.

Le doute se déplie,

s'étend à tout son être,

le ronge.


Réécriture par Adriana



Par i-voix
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Dimanche 31 mai 2009



J'ai beaucoup aimé le personnage de Peggy Bell. Surtout lorsqu'elle était adolescente. Sa personnalité m'a tout de suite fait sourire.

" Cette fille à l'humeur lunatique ", " délurée " aux " petites bizarreries physiques dont elle a honte ".
Je l'ai trouvé très attachante. C'est un adolescente très enjouée et espiègle, mais qui peut d'un instant à un autre devenir beaucoup moins souriante... comme très susceptible.

Son physique et ses traits de caractère m'ont fait penser à trois personnages fictifs :
Lors de son enfance je l'imagine comme Ponyo, la petite fille-poisson du dessin animée Ponyo sur la falaise imaginé et réalisé par Miyasaki.
Lors de son adolescence comme Mariotte, l'héroïne des Compagnons du crépuscule, bande-dessinée de Bourgeon.
Et lors de son arrivée vers l'âge adulte comme Mary, la jeune anglaise des Passagers du vent écrit également par Bourgeon.

Tandis que Ponyo et Peggy Bell sont toutes les deux rondellettes et délurées, Mariotte est, elle, une lunatique comme la petite Bell. Quand à Mary, elle est aussi souriante et enjouée que Peggy. Enfin, les deux précédentes sont le parfait reflet de Miss Bell : chevelure rousse et frisée, yeux vert tilleul, petit nez retroussé et pommettes maquillés de tâches de rousseurs. Mary est même dotée de la petite faussette qu'a Peggy sur sa joue gauche.








Première image : La petite Ponyo
Deuxième image : La jeune Mariotte
Troisième image : Mrs Mary

Par Claire
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Samedi 30 mai 2009

 



 

 

"Il entend le mugissement d'un orgue colossal, d'assourdissants coups de cymbales, le vrombissement de millions de tambours. Un orchestre fou joue dans le ciel, il joue avec des instruments d'acier, de feu. Son tumulte s'engouffre jusque dessous la terre, qui tremble et hurle. (...)


Il la regarde, la regarde se consumer, se calciner. Il la regarde, yeux grands ouverts, s'effacer de sa vue, s'effacer de sa vie. Yeux grands ouverts, grands aveugles, il la regarde, la regarde..."



SYLVIE GERMAIN, Magnus, Folio Gallimard, p.88-90

 

 

 

 

 




pour accéder à un diaporama
autour d'un extrait du roman de Sylvie Germain
sur les "visions sonores" de Magnus à Comala.

avec la participation de
Munch, Dix, Picasso, Pollock,
Avril, Claire, Coppola,
Rimbaud, Sebald, la Bible,
Drolling, Pasolini, Fiona
...





PICASSO - Guernica (1937)






JACKSON POLLOCK - Number 8 (1952)





FRANCIS FORD COPPOLA - Apocalypse Now (1979)






PIER PAOLO PASOLINI - Oedipe Roi (1967)




BARBARE

Bien après les jours et les saisons, et les êtres et les pays,
Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n'existent pas.)
Remis des vieilles fanfares d'héroïsme - qui nous attaquent encore le cœur et la tête - loin des anciens assassins -
Oh ! Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n'existent pas.)
Douceurs !
Les brasiers, pleuvant aux rafales de givre, - Douceurs ! - les feux à la pluie du vent de diamants jetée par le cœur terrestre éternellement carbonisé pour nous.
- O monde ! -
(Loin des vieilles retraites et des vieilles flammes, qu'on entend, qu'on sent,)
Les brasiers et les écumes. La musique, virement des gouffres et choc des glaçons aux astres.
O Douceurs, ô monde, ô musique ! Et là, les formes, les sueurs, les chevelures et les yeux, flottant. Et les larmes blanches, bouillantes, - ô douceurs ! - et la voix féminine arrivée au fond des volcans et des grottes arctiques.
Le pavillon...



ARTHUR RIMBAUD - Illuminations (1886)






Par i-voix
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Vendredi 29 mai 2009




Pedro, est un chien de petite taille, au doux pelage, marron, noir et blanc légèrement encrassé sur le ventre. Le marron est étrangement symétrique sur la tête. Il dégage une odeur de chair.
 Ses oreilles sont molles et cousues au niveau des tempes. Elles sont marrons auburnes et leurs bouts sont arqués de noir. Elles sont intactes. Ses pattes sont moelleuses et remplies de petites billes chinoises. Celle de gauche a un léger trou qui laisse parfois s'échapper quelques billes transparentes. Sa queue est moitié blanche et moitié marron. Elle tombe toujours du côté gauche. Son gros museau est constitué d'un ovale de cuir qui lui donne un aspect brillant, humide. Ses yeux sont uniques, imenses et monstrueux qui lui donnent un regard fatigué avec les paupières à demi fermées. Il porte un message d'amour sur son ventre. L'encre du crayon s'est effacé et on devine mal ce qui est écrit. Elle a d'ailleurs sali son ventre désormais noirâtre.
Par _Marie
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Jeudi 28 mai 2009
Le personnage que j'ai trouvé le plus intéressant est Frère Jean, Blaise Mauperthuis..

Il est absolument adorable, de part son caractère joyeux, son optimisme en toutes circonstances, sa gentillesse, sa croyance, son attachement à la nature, notamment à ses abeilles..

Ses répliques sont pleines de sagesse, et pourtant il trottine comme un enfant, insouciant.

Vraiment, un personnage attachant, dont je regrette l'apparition tardive et la disparition rapide..




Picture : Deviantart
Par Méline
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Mercredi 27 mai 2009



 


"Il porte enroulé autour du cou un carré de coton
brodé à son nom en grosses lettres bariolées.
M grenat, A rose, G violet, N orange, U bleu nuit et S jaune safran.
Mais ces lettres ont perdu de leur éclat,
les fils sont encrassés et le coton a jauni."

SYLVIE GERMAIN, Magnus, Folio Gallimard, p. 18





 



pour accéder à un diaporama
autour d'un extrait du roman de Sylvie Germain
sur l'ourson Magnus.

avec la participation de
Balzac, Ponge, Marine,
Anne, Solenne, Charlotte,
Robin, Winnicott, Pauline,
Baudelaire,
Rimbaud, Fabio, Cristiana,
Domenici, Eleonora, Munch, Fiona
...


Pauline - Couverture imaginaire du roman






MUNCH - Le cri (1893)

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