Dimanche 22 novembre 2009
La poésie d'Oscarine Bosquet, c'est... Comme des pensées dans une tête. Tout une suite d'idées, pas toujours facile à suivre et à
comprendre.
La poésie d'Oscarine Bosquet, c'est... Ne pas écrire à propos de belles choses. Elle parle de tout ce qui la révolte dans le monde : les massacres, la pauvreté,
l'injustice...
Dimanche 22 novembre 2009
S'il ne fallait retenir qu'une phrase du recueil, ce serait...
Les S de squelettes dans Somalie Soudan
et les os du E de Erythrée Ethiopie.
C'est une phrase qui résume le recueil : la rencontre entre la poésie, les mots, les lettres, et l'actualité, sujet
douloureux et peu poétique.
Dimanche 22 novembre 2009
L'auteur a écrit ce recueil en prose. Dans la plupart de ses poèmes, les phrases s'enchainent sans ponctuation pour les séparer. Cela donne l'impression que l'auteur a retranscrit directement ses pensées à l'écrit, sans chercher à construire des phrases, ou à rendre tout parfaitement comprehensible.
Dimanche 22 novembre 2009
Le Port
Un port est un séjour charmant pour une ame fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de
la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle
imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'ame le gout du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à comtempler, couché
dans le belédère ou accoudé sur le mole, tous ces mouvementdeceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir.
Charles Baudelaire
J'ai choisi ce poème car il reflète l'idée que je me fait des ports d'autrefois quant il fait beau, quand les bateaux étaient encore en bois avec des mats démesurés, des cordages, des noeuds et des
poulies un peu partout, et parfois une figure de proue qui fixait l'horizon. De nos jour, ces bateaux d'une autre époque sont rares , ils ont été remplacés par de grands navires de fer , sans
voiles, qui ne s'arretent jamais de livrer ou de prendre des marchandises de tout sortes dans d'énormes conteneurs, ou de tranporter du gaz et du pétrole dans des cuves sans font. Mais si cette
poésie a disparu, en revanche la mer et le ciel sont toujours là, méme si la mer est abimée par les Hommes et ces nouveaux bateaux qui pourtant ont parfois aussi leur charmes quand
il fait beau temps, mais ce ne sera jamais celui des navires anciens.
Mari-Wenn
Par i-voix
-
Publié dans : Des poèmes en prose !
0
-
Recommander
Dimanche 22 novembre 2009
La possibilité de se souvenir de rester vivante,
Ou vivant plusieurs fois de
suite,
A remercier d'avoir pu
s'emparer de nouveaux territoires,
Croire au monde autour de
nous,
Au lieu de nous dissiper avec ce
que nous faisons disparaître.

http://www.mollat.com
Par Liza
-
Publié dans : Poésie - O. BOSQUET
0
-
Recommander
Dimanche 22 novembre 2009
Extraits :
De l'escargot il reste sa coquille,
Le temps s'égoutte,
Le temps toqué, coucou,
Un soleil dans chaque main.
Les filets de l'espérance
Sous les voix de la féé :
« Je ne dois plus respirer !
Je sais ! Foutez-moi la paix ! »
Elle en a marre.
Une main dans ses cheveux,
La lumière donne à l'envers.
« Je sais qu'une fois les paupières closes...
Sur le désert de janvier,
J'épouse le soleil.
Je lance ma flèche,
sa manie noire,
un bol de ciel froid. »
Par i-voix
-
Publié dans : Créations audio
1
-
Recommander
Dimanche 22 novembre 2009
ALBANE GELLE
Je te nous aime
(Editions Cheyne 2008)
Par i-voix
-
Publié dans : Poésie - A. GELLE
0
-
Recommander
Vendredi 20 novembre 2009
La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme une nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Il est des parfums frais comme de chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
—Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.
Le sonnet des "Correspondances" est la pièce IV de la première section de
l'oeuvre "Les Fleurs du Mal" intitulée "Spleen et Idéal". Ce poème est essentiel
dans l'oeuvre car on en fait souvent le point de départ du Symbolisme (au sens
étymologique, le symbole est un signe de reconnaissance). Ce sonnet comporte
une des clefs de la poésie baudelairienne : la nature. Elle joue un rôle
d'intermédiaire entre l'humain et le divin. Le poète la déchiffre grâce à sa
sensibilité, alors que l'homme ordinaire perçoit les mystères du monde mais ne
possède pas les instruments du déchiffrement.
Par Federica
-
Publié dans : Lectures personnelles
0
-
Recommander
Vendredi 20 novembre 2009
l'amitié est la plus grande chose dans le monde. Vous avez un ami, Vous avez un trésor .. Vous pouvez
toujours compter sur lui et vous savez que vous aurez toujours une épaule sur laquelle s'appuyer dans les moments de besoin. l'amitié est un donnant-donnant, est toujours fidèle, fraternelle et unie contre aucun problème.
Surmonter les problèmes de l'amitié, les barrières, la distance, la diversité de vues et
d'être. loyauté est important parce que l'amitié est
fondée principalement sur la loyauté et la complicité.
Les vrais amis se parlent sans dire un mot, un coup d'oeil pour comprendre les uns les autres et si vous créez un complice belle. Je suis chanceux
d'avoir à côté de moi chaque jour mon meilleur ami. Je peux confier à lui et à trouver
du soutien. Je veux que vous sachiez que je serai toujours
le soutenir, un pilier solide qui l'aideront dans tous les problèmes. deux amis, souvent discutée
mais alors le sentiment d'affection les uns envers les autres peuvent faire la paix. Ne jetez
pas une bonne amitié, mais essayez de le renforcer et le maintenir en vie au cours des années, pourquoi a un ami qui a un trésor ..
Par Carolina
-
Publié dans : Créations personnelles
1
-
Recommander
Vendredi 20 novembre 2009
Extraits :
Etoile à cueillir
De ta mort je dois me souvenir
Chemin de l'infini sans valise
Mélancolie du dimanche
Souviens-toi de rester vivante
Dans la déchirure du ciel s'engloutit le monde
Dieu tout petit est balayé par un simple coup de vent
C'est aujourd'hui la saison de sourire
L'amour est introuvable
Par i-voix
-
Publié dans : Créations audio
0
-
Recommander
Vendredi 20 novembre 2009
ANDREE CHEDID
Poursuites
(Editions Alternatives 2004)
Par i-voix
-
Publié dans : Poésie - A. CHEDID
0
-
Recommander
Cliquez-ici
pour écouter notre message
Par Aurore-Marine-Klervi-Liza
0
-
Recommander
Lequel de ces deux
poèmes de Baudelaire
préférez-vous
?
LA CHEVELURE
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure !
Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !
La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique !
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.
J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève !
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :
Un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur ;
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.
Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse,
Infinis bercements du loisir embaumé !
Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.
Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal (1857)
UN HEMISPHERE DANS UNE CHEVELURE
Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma
main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air.
Si tu pouvais savoir tout ce que je vois! tout ce que je sens! tout ce que j'entends dans tes cheveux! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes
sur la musique.
Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où
l'espace est plus bleu et plus profond, où l'atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine.
Dans l'océan de ta chevelure, j'entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d'hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant
leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l'éternelle chaleur.
Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d'un beau navire, bercées par le roulis
imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes.
Dans l'ardent foyer de ta chevelure, je respire l'odeur du tabac mêlé à l'opium et au sucre; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l'infini de l'azur
tropical; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m'enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l'huile de coco.
Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs.
Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris (1862)

Par i-voix
-
Publié dans : Des poèmes en prose !
0
-
Recommander
Derniers Commentaires